mercredi 21 mars 2007

Nouvelle phase !




Lundi dernier, 17H30, le Conseil Constitutionnel a dévoilé la liste des douze heureux élus candidats à la présidentielle du 22 avril prochain, ces derniers ayant recueilli le minimum de 500 parrainages d'élus nécessaires pour êre dans la course finale.

Pour piqûre de rappel, les douze prétendants sont :

- François Bayrou (Union pour la Démocratie Française)

- José Bové (Altermondialiste)

- Olivier Bescencenot (Ligue Communiste Révolutionnaire)

- Marie George Buffet (Parti Communiste Français)

- Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière)

- Jean Marie Le Pen (Front national)

- Frédéric Nihous (Chasse Pêche Nature et Traditions)

- Ségolène Royal (Parti socialiste)

- Nicolas Sarkozy (Union pour un Mouvement Populaire)

- Gérard Schivardi (Le Parti des Travailleurs)

- Philippe de Villiers (Mouvement pour la France)

- Dominique Voynet (Les Verts)

Nous entrons là, dans une phase essentielle de la campagne et nous, socialistes, ne devons pas relâcher l'effort afin de porter nos valeurs et notre projet au coeur de la bataille électorale et des idées qui se joue contre une droite conservatrice et bien peu tolérante.

lundi 12 mars 2007

Rendez-vous


(photo : www.mjsfrance.org)

Razzye Hammadi, le président du Mouvement des Jeunes Socialistes, participera un débat consacré aux questions de jeunesse, le 16 mars prochain à 20h, salle Jean-Jacques Rousseau à Seyssinet-Pariset. Pour vous y rendre, il suffit de prendre le Tram C et de descendre à la station "Fauconnière". Venez nombreux !



PS : Le lendemain matin, notre président sera à Bourgoin-Jailleu dans les quartiers de Champfleury et Champerret.

12 ans de gâchis !

Le 16 mai prochain, Jacques Chirac ne sera plus président de la République. C'est donc la fin d'un vrai-faux suspense et surtout, le terme de douze ans d'immobilisme.

Douze ans ? Pour faire quoi ? Pour quelles actions ? Quelles perspectives et surtout quels résultats ? Nous ressentons un fort sentiment de gâchis. Le président de la République n'a pas cessé de se brosser durant toute son allocution, se félicitant des actions accomplies et des résultats obtenus notamment dans la lutte contre le chômage. Celui qui promettait de réduire, la "fracture sociale", en 1995 n'a fait, en réalité, que l'accroître davantage. Jamais l'écart entre ceux qui se portent bien et ceux qui subissent le contre-coup de l'exclusion, de la précarité ou du chômage n'a été aussi fort.
La présidence de Jacques Chirac à la tête de l'Elysée laisse un goût amer, notamment pour les jeunes socialistes. Celui qui a bénéficié de tous les leviers du pouvoirs, il y a cinq ans - et dans des conditions très particulières - n'a eu que faire du vote républicain des 82 % d'électeurs qui ont exprimé leur rejet de l'extrêmisme en appliquant une politique libérale brutale et sans aucune concession allant parfois contre l'avis même du peuple français.
Enfin, le gâchis est d'autant plus fort et visible qu'il concerne l'Europe. Jamais la construction européenne n'a tourné au ralenti et si, le président de la République, s'excuse de ne pas avoir tout fait pour défendre le "Oui", il n'a fait que payer ses vingt-cinq ans de silence, d'anathème et de volte-face à propos de la construction européenne. Jacques Chirac est un des grands responsables du dérèglement de la construction européenne, et les perspectives restent à définir.
Aussi, Jacques Chirac s'en va. Bon soyons honnêtes ! C'était une surprise pour personne. Mais son départ montre à quel point, la France a perdu douze ans de son histoire. A l'annonce du départ du chef de l'Etat, Ségolène Royal a déclaré qu'un "moment historique puisqu'une page de l'Histoire va se tourner.""Je veux que cette nouvelle page de l'Histoire s'inscrive bien sûr sous le signe des valeurs de solidarité et d'efficacité. Je ressens aujourd'hui très profondément dans le peuple français une profonde colère, une attente désespérée de quelque chose qui ne vient pas", a-t-elle ajouté.

Seul crédit que nous pouvons lui accorder toutefois : sa condamnation sans ambiguité de toute tentation extrêmiste et son appel pour une Europe sociale. Une pîque à Nicolas Sarkozy qui tel une girouette, cherche à manger à tous les rateliers.

lundi 5 mars 2007

50 ans, ça se fête !


50 ans. Voilà 50 ans que le Traité de Rome existe et qu'il est à la base de la construction européenne, telle que nous la connaissons.


Cinquante ans après, quel avenir pour l'Europe ? C'est un peu la question qui est posée en filigramme dans le contexte du "non" français et néerlandais de 2005 au Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Aussi, afin de marquer le coup et les festivités, les étudiants de seconde année du Master Europe de l'IEP organisent - en parteniariat avec l'Université Pierre Mendès France (UPMF) - la 1ère rencontre européenne qui aura lieu du 7 au 9 mars 2007.

Parmi les invités, il y aura entre autres :

- Michel Rocard (député européen et ancien Premier ministre (1988 - 1991))
- Pierre Moscovici (vice-président du Parlement européen)
- Jean-Luc Benhamias (député européen)
- ainsi que de nombreux interventants de Sciences Po Grenoble.

Pour connaître, l'agenda complet de la rencontre, cliquez sur le lien suivant : http://www.rome50ans.xtek.fr

Airbus et Défense : les propositions de Ségolène Royal


Ségolène Royal, le 3 mars dernier (source : www.lemonde.fr)
La candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, a précisé ses objectifs en matière de politique de défense jeudi dernier à la Maison de la Chimie en présence entre autres de Jean-Pierre Chevènement (MRC) et d'Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères sous Lionel Jospin.

L'actuelle députée des Deux Sèvres entend poursuivre dans la continuité de la politique menée jusqu'ici tout en ajustant les méthodes. A ce titre, elle a réaffirmé qu'elle "veillerait" à ce que la dissuasion nucléaire "indispensable à notre indépendance (...) garde en permanence sa crédibilité et dispose des moyens de sa modernisation". Mais "qu'elle n'ambitionne pas de rivaliser avec les 7 000 têtes américaines ou russes" défendant ainsi le "principe de la stricte suffisance".




Par ailleurs, la candidate s'est prononcée pour le maintien du budget de la défense à environ 2% du PIB et s'est montrée favorable pour une relance de l'Europe de la défense.




Ségolène Royal s'est exprimée sur un sujet où on l'attendait peu - il faut le dire - : la défense. Cependant, force est de constater qu'elle a fait preuve de clarté ne cherchant pas à éluder les principaux thèmes. A ce sujet, nous pourrions en dire de même avec Airbus où la candidate à l'Elysée s'est clairement prononcée pour une remise à plat du plan de restructuration et une participation des Régions dans le capital de l'avionneur européen, actuellement en difficultés.




Cette dernière proposition reste quelque peu novatrice : en effet, huit régions (Nord-Pas de Calais, Picardie, Ile de France, Poitou-Charentes, Aquitaine, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Provence-Alpes-Côte d'Azur) se déclarent prêtes à entrer dans le capital d'Airbus, ce qui témoigne de la volonté des collectivités territoriales de s'impliquer de plein-pied dans le futur de la compagnie européenne.




Nicolas Sarkozy et le ministre de l'Economie et des Finances s'insurgent. Toutefois, il serait malhônnette de leur part d'oublier les nombreuses aides qu'a reçu l'avionneur américain Boeing lorsque ce dernier subissait aussi des difficultés. Aussi, si Airbus s'invite dans la campagne, cela pose une question idéologique de fond : quelle est la place de l'Etat dans l'économie ? A cette interrogation, Ségolène Royal - à travers le dossier Airbus - s'est clairement exprimée et c'est ce qu'elle ne manquera pas de faire cette semaine à Berlin en compagnie de la chancelière allemande, Angela Merkel.